La banane de Guadeloupe


    LE BANANIER

    D’origine asiatique, il est certainement arrivé aux Antilles en 1493. Plante géante de 3 à 8 mètres de hauteur, il affectionne un climat tropical et une pluviosité de 120 à 150 mm de pluie mensuelle. Si vous êtes intéressé par les étapes de sa culture, la terminologie courante employée et les transformations intervenant dans sa croissance, cliquer sur ce lien.

             SUAVE   SUBTILE   EXOTIQUE   DIETETIQUE   TONIQUE   DIGESTE, LA BANANE EST LE DEUXIEME FRUIT CONSOMME DANS LE MONDE                                                                                                                    

    LA BANANE

    Le fruit du bananier n’est pas seul à être utilisé. Peuvent être consommés les pousses ou utilisées les troncs pour des barrages sur des cours d’eau, les feuilles en couverture de cases ou abris légers ou comme “assiettes”, les fibres pour tresser chapeaux et autres articles.
    Quant à la banane consommée en tant que fruit ou “légume”, elle peut être séchée, fermentée et distillée, préparée flambée suivant la recette de renommée mondiale, utilisée pour la préparation de pâtisseries, confitures et punchs... tant de pratiques et de recherches ne débouchent pas sur une production et une commercialisation ! (Le vin de banane est arrivé ! ! ! )
    Il en existe plus de mille variétés, pas toutes comestibles. Les plus connues sont la cavendish, la poyo, la freyssinette, la figue pomme, la banane rose et la plantin. Toutes sont riches en potassium, calcium, phosphore, fer, magnésium et vitamines A, B et C mais digestibles et légères en calories.
    Quelques recettes pour les gourmands ! (cliquez et à vos fourneaux !)


    la banane de Guadeloupe

    Les plants en serre

    la banane de Guadeloupe

    La plantation

    la banane de Guadeloupe

    Le récolteur et le porteur

    la banane de Guadeloupe

    En route vers le hangar

    Suivant la latitude, l’exposition, l’ensoleillement et la pluviométrie, 8 à 10 mois vont s’écouler entre la plantation du bananier et sa vente sur les étals en Europe.

    LA RECOLTE à l’aide d’une machette fait intervenir le coupeur et le porteur qui recueille le régime sur un plateau matelassé et le dépose sur la remorque spécialisée ou le convoyeur aérien. Le transport requiert beaucoup de soin pour que les fruits restent intacts.

    PREPARATION puis DEPATTAGE consistent à retirer les pistils et stigmates puis à détacher de la hampe les mains (pattes) du régime ensuite à les fractionner pour obtenir des “bouquets” de 4 à 7 fruits.

    LE LAVAGE ou TREMPAGE. Cette opération va conditionner la conservation de fruits pendant le transport et leur aspect à l’arrivée en mûrisserie. Les bouquets soigneusement tranchés sont immergés dans des bacs pour y être lavés, traités contre les champignons puis rincés et égouttés.

    LE CONDITIONNEMENT est aussi une étape importante constituée du tri, de la pesée, de l’emballage dans des cartons normalisés de 18.5 kg nets, de la palettisation si le container frigorifique ouvert sur le hangar est chargé en fin de chaîne.
    Pour les petites exploitations un véhicule transporte les cartons vers le centre de regroupement des petites productions.


    la banane de Guadeloupe

    Les régimes pendulaires

    la banane de Guadeloupe

    Le lavage des bananes

    la banane de Guadeloupe

    Bananes “Figue-Pomme”

    la banane de Guadeloupe

    Le conditionnement

    la banane de Guadeloupe

    La banane est le fruit

    la banane de Guadeloupe

    le plus exporté

    la banane de Guadeloupe

    et le plus transporté

    la banane de Guadeloupe

    par voie maritime au monde.

    LE TRANSPORT MARITIME est assuré par des cargos spécialisés porte containeurs réfrigérés assurant des rotations hebdomadaires entre les Antilles et la métropole. La régularité des départs et les conditions de température (12 à 14°) sont primordiaux pour l’organisation mise en place par les planteurs et la qualité des fruits contrôlée dès l’arrivée.

    LE MÛRISSAGE. Arrivées encore vertes dans les ports de métropole après 10 jours de traversée, la banane séjournera 4 à 6 jours afin de remonter progressivement en température sous émission d’éthylène pendant que l’amidon se transforme en sucre et que la couleur jaune se substitue au vert d’origine.

    LA COMMERCIALISATION. Presque un mois s’est déjà écoulé depuis la récolte. Les consommateurs vont pouvoir mettre dans leur chariot ou leur panier un fruit évocateur des tropiques dont ils ignorent le plus souvent le long cheminement qui a mobilisé tant d’efforts et d’hommes...

    Si vous souhaitez en savoir plus sur la banane de Guadeloupe (vie sur les exploitations...), cliquez sur ce lien “Les plantations Dambas”.