Moulins de Guadeloupe


    Moulins à vent



    Exceptionnels vestiges, les moulins à vent comme les moulins à eau sont autant de témoins d’un passé presque révolu. Les tout premiers moulins ont été mis en service en 1642 lors de l’essor de la canne à sucre et des habitations à vocation sucrière que l’esclavage favorisait.
    Ils utilisaient la traction animale (bœufs, chevaux, mulets).


    moulins de Guadeloupe

    Moulin de Beaufond

    moulins de Guadeloupe

    Moulin de la Mahaudière

    moulins de Guadeloupe

    Moulin de Michaux

    moulins de Guadeloupe

    Moulin de la Goquette

    moulins de Guadeloupe

    Moulin de Boismorin

    moulins de Guadeloupe

    Moulin de Bonneveine

    Au début du XVIIIe siècle, on pouvait dénombrer 190 moulins à traction et 90 moulins à eau. Quelques décennies plus tard, les moulins à vent se généralisaient dans l’industrie sucrière plus particulièrement en Grande-Terre mais aussi à Marie-Galante plus rarement en Basse-Terre.


    moulins de Guadeloupe

    Moulin Girard
    à Capesterre

    moulins de Guadeloupe

    Moulin de Chassing
    à Saint-François

    moulins de Guadeloupe

    Moulin de Guyot
    à Saint-François

    moulins de Guadeloupe

    Moulin Saint-Jacques
    à Saint-François.jpg

    moulins de Guadeloupe

    Moulin de Godet

    moulins de Guadeloupe

    Moulin Gissac
    à Sainte-Anne

    moulins de Guadeloupe

    Moulin Bezard
    à Marie-Galante

    moulins de Guadeloupe

    Moulin Saint-guillaume

    moulins de Guadeloupe

    Moulin Ballet
    Grand-Bourg

    moulins de Guadeloupe

    Moulin Château-Brun,
    Sainte-Anne

    moulins de Guadeloupe

    Moulin Château Gaillard

    moulins de Guadeloupe

    Moulin Dampierre

    D’environ 5m de diamètre et de 8 à 10m de hauteur, ils furent bâtis de moellons de calcaire (tuf) sans enduit mais avec quelquefois pour liant du “sirop de batterie”. Dos aux vents dominants pour l’entrée principale, les mécanismes de broyage aux solutions technologiques diverses, les poutraisons soutenant planchers et toitures ayant montré par leur variété, les évolutions intervenues et l’originalité de certaines réalisations.



    Aujourd’hui, ils jalonnent routes et chemins, semblant regarder onduler les cannes sous l’alizé, goguenards au passage des derniers attelages de bœufs et aux camions se dirigeant vers les uniques usines sucrières de Gardel et de Grand Anse sur la “galette”. Deux ou trois moulins à vent ont été aménagés, quelques uns protégés ou préservés. Arbres et végétation les squattérisent et quelques figuiers maudits, comme pour le moulin de l’Anse Duquery sur la trace de la Grande Pointe à Trois-Rivières, les vampirisent tout en les soutenant dans une étreinte de "mante religieuse".

    moulins de Guadeloupe

    Vestiges exceptionnels

    Moulins à eau


    Au début du XVIIIe siècle, on pouvait dénombrer 190 moulins à traction et 90 moulins à eau.


    Moulins à bêtes


    Les mécanismes broyeurs de canne étaient entraînés par des bœufs ou des mulets tournant en rond sur une aire aménagée à cet effet. Plus tard, la machine à vapeur est venue supplanter ces attelages et améliorer le rendement du broyage.

    moulins de Guadeloupe

    Ancien moulin à bêtes Habitation Murat à Grand-Bourg

    moulins de Guadeloupe

    Vestiges du moulin à bêtes - début du 16e siecle - Sainte-Anne

    Autres moulins

    moulins de Guadeloupe

    Moulin à roucou 1870
    Choisy (Saint-Claude)

    moulins de Guadeloupe

    Moulin à canne
    Musée Murat

    moulins de Guadeloupe

    Moulin à manioc
    Musée habitation Murat

    Les distilleries et les sucreries utilisent les moulins à canne à sucre, entrainés de nos jours par des machines à vapeur sauf la distillerie Séverin dont la roue à eau est la seule encore en usage en Guadeloupe.
    On les trouve aussi dans des musées, au centre d’un rond-point sur la N1 à Petit-Bourg, chez des particuliers, quelquefois et trop souvent abandonnés et recouverts de végétation, près d’un hangar ou à proximité d’une vieille maison ou case délaissée... quelquefois aussi loin de toute trace d’habitation tant la forêt a repris ses droits.
    Les moulins à canne ont retrouvé une nouvelle vie sous un petit format, à l’arrière de camionnettes ou au carrefour de deux grandes artères. Là, le jus de canne est préparé pour les clients qui attendent que la manivelle ait tourné pour eux.
    Tous sont des messagers tentant en vain de montrer aux automobilistes pressés ou aux piétons et randonneurs indifférents combien leur sort pourrait être un jour semblable au leur...