Les risques naturels majeurs







Source : Voyage au cœur du système solaire
 
Deux DOM des Antilles

         Tremblements  de terre  OU  séismes  moins  destructeurs  mais  semant  la  peur...  Tempêtes,  ouragans  plus  ou  moins  destructeurs...  Volcans  surveillés…  auscultés…  escaladés  quelquefois...                                                                                                                    

L’Arc antillais est réputé pour ses îles chargées d’Histoire et aux noms évocateurs, pour ses croisières de rêve, sa culture, son brassage ethnique et comme lieu de vacances dont on rêve...
C’est aussi le carrefour de risques naturels majeurs que nous allons évoquer. Tempêtes, ouragans, tornades ou tsunami ou encore éruption de la Soufrière ou enfin séisme majeur, représentent un panel bien complet... !
Ces risques que le progrès technologique permet de prévoir et de suivre préventivement (hormis les séismes) ne doivent pas faire vivre les résidents et les touristes dans la crainte permanente ! Chacun doit cependant connaitre les règles à respecter en toutes circonstances : De construction, d’évacuation, de respect des consignes en cas d’alerte, des gestes et attitudes qui sauvent et de prévention à long terme.


Ouragans....
Tremblement de terre... Mexico
Eruptions volcaniques...
Source : Voyage au cœur de la climatologie

Après le passage des ouragans Gustav et Hanna et de la tempête tropicale Fay, qui ont fait plus de 500 morts et des milliers de sans abris et déplacés, depuis la mi-août 2008 en Haïti, le pays, encore partiellement sous les eaux, redoute désormais avec Cuba, l’arrivée du puissant ouragan Ike.
Autres photos de désolation et images satellites dans page “phénomènes cycloniques” (lien ci-dessous).


Haïti, victime à répétition...
Gonaïves (Haïti) le 06 septembre 2008
Cuba déjà deux fois touchée en août et septembre 2008

Je tiens à remercier plus particulièrement Monsieur William Fondevilla webmaster des superbes sites :
Voyage au cœur de la climatologie et Voyage au cœur du système solaire

Quelques autres liens sources recommandés

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Naissance des dépressions

Cyclone (du grec kuklos, cercle) une dépression très creusée (au centre elle est inférieure à 950 hPa) d’origine tropicale, c’est-à-dire qui naît sous l’influence des fortes chaleurs combinées aux eaux très chaudes des latitudes tropicales. D’une durée de vie moyenne d’environ une semaine, le cyclone peut générer des dégâts colossaux et dévaster une région entière. Tous les ans, on dénombre environ 80 ouragans qui balaient la surface de l’océan. L’appellation OURAGAN est la seule aujourd’hui en vigueur dans l’Océan Atlantique Nord, le Golfe du Mexique et les Caraïbes.

Toutes ces formes de “comètes terriennes” peuvent paraitre banales mises bout à bout, et vous n’en n’avez ci-dessous que quelques échantillons !
N’oubliez jamais que ces titanesques spirales ont semé et continuent de semer mort et désolation sur leur passage, responsables de victimes par dizaines de milliers, de dégâts matériels et sur le milieu naturel... qui s’en remet quelquefois plus facilement que les hommes... Autrefois, les cyclones, typhons et autres ouragans fondaient sur les populations sans crier gare. Les progrès de la technologie, de la météorologie et l’opiniâtreté des hommes font que leur approche est connue, suivie et évaluée permettant ainsi de prendre des dispositions quand les états concernés en ont les moyens ou la volonté politique...

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Emily septembre 1993

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Luis 4 septembre 1995

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Marilyn 1995

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Erick 1997

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Danielle 31 août 1998

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Yvan 1998

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Georges 1er septembre 1998

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Bonnie 1998

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Lenny 17 novembre 1999

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Isabel 2003

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Isabel 2003

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Frances 2004

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Le célèbre cyclone Katrina

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du 30 août 2005, en Floride

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Gordon 2006

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Monica 2006

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Florence 2006

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Erick 2006 Pacifique nord

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Dean 20 août 2007

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Dean 20 août 2007

Saison 2008 - Haïti et d’autres laminés...

Alors que la saison cyclonique est loin d’être terminée (et comment affirmer des dates maintenant !) un certain nombre d’îles des Antilles dont Haïti, Cuba et la Floride, le Texas et la Louisiane n’ont cessé de recevoir de plein fouet les ouragans qui se succèdent... jusqu’à quand ?
Voici des images satellites prises au quotidien, heure après heure, qui montrent quelquefois que deux, voire trois ouragans se suivent comme des trains fous fonçant dans l’Atlantique et venant percuter des terres antillaises ou américaines...


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Gustav et Hanna 29 aout

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Gustav 30 août

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Gustav et Hanna 30 août

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Gustav 31 août

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Gustav 31 août

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Gustav et Hanna 1er septembre

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Gustav et Hanna 1er septembre 20h

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Gustav, Hanna et Ike 1er septembre

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Tempête Ike 2 septembre

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Gustav, Hanna et Ike 4 septembre

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Tempête Joséphine 4 septembre

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Gustav et Hanna 7 septembre

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Ike 7 septembre 2008

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Omar 10 octobre 2008

Les ouragans Gustav, Hanna et Ike se sont ligués pour détruire, inonder, tuer en Haïti. Ce pays parmi les plus misérables du monde subit, semaine après semaine, en ces mois d’août et septembre 2008 des épreuves qui ne font que le précipiter un peu plus profondément dans le malheur et les douleurs sans fin. Les régimes des Duvalier, la violence omniprésente, la déforestation, l’exploitation des plus humbles par une classe privilégiée ou des macoutes et les colères aveugles de la nature ne favorisent pas ce peuple qui a été le premier à accéder à l’indépendance, pour relever la tête pour construire son autonomie et sa démocratie. Les quelques photos qui suivent, prises aux Gonaïves, illustrent ces propos... et la saison cyclonique se poursuit !



CATEGORIES suivant les phénomènes observés :

  1. Dépression tropicale
    Système organisé de nuages et d’orages accompagné d’une circulation bien définie et de vents soutenus de 37 à 62 kilomètres à l’heure (de 20 à 33 nœuds) au maximum.
  2. Tempête tropicale
    Système organisé d’orages violents caractérisé par une circulation bien définie et des vents soutenus de 63 à 117 kilomètres à l’heure (de 34 à 63 nœuds) maximum. C'est à ce point qu'on baptise la tempête.
  3. Cyclone ou Ouragan
    Intense système atmosphérique tropical caractérisé par une circulation bien définie et des vents soutenus d'au moins 118 kilomètres à l'heure (64 nœuds). C'est à ce stade que l'œil se forme.

    CLASSEMENT : Ils sont classés en 5 classes selon leur puissance (vitesse des vents) :

    - Classe 1 : vents de 118 à 153 km/h.
    - Classe 2 : vents de 154 à 177 km/h.
    - Classe 3 : vents de 178 à 209 km/h.
    - Classe 4 : vents de 210 à 249 km/h (Hugo).
    - Classe 5 : vents de plus de 249 km/h (Gilbert)


Les cyclones qui ont touché la Guadeloupe...

C’est à partir de 1899 qu’on a commencé à distinguer les tempêtes des ouragans (cyclones), cependant les témoignages ont apporté des informations sur l’intensité des phénomènes.

Au XVIIe siècle, on peut retenir les dates d’août 1635, 1642, 1652, 1656 (tous navires avec équipages coulés en baie de PàP), 1657, 22 oct 1664, 1666.

Au XVIIIe siècle : sept 1713, 13 août 1714, 12 sept 1738, 21 sept 1747, sept 1754, juillet puis sept 1765, 6 oct 1766, 1768, 30 sept 1772, 6 sept 1774, 30 sept 1775, 4 sept 1776, 11 oct 1780, 25 puis 31 août 1785, 10 sept 1786, 20 juillet 1787 et enfin 1er août 1792.

Au XIXe siècle : 27 juillet, 12 août et 2 sept 1809 ! 1er sept 1821, 7 sept 1824, 26 juillet 1825 (plus de 300 morts), 14 août 1833, 11 sept 1846, 6 juillet 1861, 6 sept 1865 (80 morts à Marie-Galante), 2 novembre 1888, 11 sept 1889, 15 août 1893 et 7 août 1899.

Au XXe siècle : Les baptêmes des phénomènes cycloniques n’interviendront qu’en 1950. Le détail des tempêtes et ouragans est développé dans le tableau ci-dessous.


Et Hugo ! ! ! le terrible... 16 septembre 1989 en Guadeloupe : Trajectoire de l’ouragan.

L’ouragan Hugo a pris naissance au large de la côte africaine. Son périple a duré du 10 au 22 septembre 1989. Il a traversé les latitudes tropicales de l’Atlantique en laissant derrière lui des morts et des dégâts matériels partout dans les Caraïbes du nord-est et dans certains secteurs des deux Etats Caroline aux USA. Des vents de 217 kilomètres à l’heure ont été relevés à Charleston (Caroline du Sud) ainsi qu’une onde de tempête de 1,5 mètre qui a inondé une grande partie de la ville. Une onde de tempête de 5,1 mètres a été signalée dans la ville de McClellanville (Caroline du Sud). La tempête a ensuite viré vers le nord-est et a traversé l’extrême nord de l’océan Atlantique.
Le 23, Hugo s’était transformé en tempête extratropicale, suivie par les météorologues pendant deux jours de plus. Dans son périple vers le nord-est elle s atteint l’Est du Canada et l’extrême nord de l’océan Atlantique. Les provinces Maritimes ont subi des vents forts à son passage...

Baptêmes des tempêtes et ouragans de l’Atlantique et des Caraïbes.

Appelés typhons dans les mers de Chine, baguios aux Philippines, hurricanes ou ouragans dans les Caraïbes, willy-willies en Australie, tous les cyclones portent un prénom, donné dans un ordre alphabétique au cours de l’année. Jusqu’en 1978, les prénoms étaient exclusivement féminins, jusqu’à ce que des mouvements féministes fassent valoir que ce type de catastrophe pouvait aussi être baptisé de prénoms masculins. On commence par un prénom commençant par un A pour le premier cyclone de l’année puis B pour le second...en alternant prénom masculin et féminin Le fait de donner un prénom aux cyclones tropicaux remonte à plus de deux siècles (XVIIIe). Cela répond à un besoin de différencier chaque événement des précédents. Ainsi les Espagnols donnaient au cyclone le nom du saint patron du jour. Les ouragans ayant frappé Porto Rico, le 13 septembre 1876 puis 1928, s’appellent tous les deux San Felipe. Le dernier avait frappé la veille la Guadeloupe et reste appelé le “Grand Cyclone” de 1928.

L’armée américaine, du début du XXe siècle jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, avait l’habitude d’utiliser l’alphabet phonétique des transmissions militaires avec l’année. En 1949, ce système fut officialisé dans l’Atlantique Nord. Au bout de trois années, en 1953, la liste répétitive fut remplacée par une autre liste utilisant, comme souvent dans l’armée, des prénoms exclusivement féminins. En 1954, la liste précédente fut reprise mais il fut décidé de changer de liste donc de prénoms chaque année.

Depuis 1979, suite aux critiques des mouvements féministes, les cyclones tropicaux sont baptisés avec des prénoms alternativement masculins et féminins. Un principe de cycles fut aussi établi. Basé sur 6 ans et six listes, les années paires débutent par un prénom masculin et impaires un prénom féminin. Ainsi la liste de 2000 est la même que celle de 1994 ; la liste de 2001 reprend celles de 1989 et 1995.

Mais lors de graves cyclones, les noms de ces derniers sont supprimés de la liste et remplacés afin de ne pas choquer la population en lui rappelant de trop mauvais souvenirs. Ainsi, dans la liste 2004, Matthew a remplacé le nom de Mitch. L’Ouragan Mitch tua environ 18 000 personnes dans l’Amérique Centrale en 1998. Les prénoms sont des prénoms en anglais, espagnol et français.

Les six listes prévoient 21 prénoms courants de A à W mais sans Q ni U, plutôt pauvres en prénoms. Ensuite, il est prévu d’utiliser les lettres grecques. En 2005, année de record avec 27 cyclones, la liste fut totalement utilisée jusqu’à Wilma, puis jusqu’à la lettre grecque Zeta.

Comme les cyclones tropicaux ne se limitent pas au bassin Atlantique, des listes similaires sont confectionnées pour les différents secteurs des océans Atlantique, Pacifique et Indien. Dans le bassin de l’océan Atlantique, le National Hurricane Center (NHC) de Miami est officiellement chargé de nommer les cyclones.

Source : wikipedia

Dates depuis 1900 Nom si baptisé suite dates suite noms
8 octobre 1901 Tempête 26 octobre 1963 Hélèna - 5 morts
19 juillet 1903 Tempête 22 août 1964 Cléo - 14 morts
25 septembre 1908 Tempête 27 septembre 1966 Inez - 25 morts
21 août 1909 Cyclone 1979 David
10 août 1915 Cyclone 3 août 1980 Allen
12 juillet 1916 Tempête 8 septembre 1981 Gert
21 septembre 1917 Tempête 16 septembre 1989 Hugo - 6 morts
28 août 1924 Tempête 26 août 1995 Iris
10 août 1925 Tempête 4 septembre 1995 Luis
12 septembre 1928 1200 morts 14 septembre 1995 Marilyn **
1er septembre 1930 Cyclone 8 juillet 1996 Bertha
31 octobre 1932 Cyclone 7 septembre 1996 Hortense
21 août 1950 Baker 20 septembre 1995 Georges
11 août 1956 Betsy 20 novembre 1999 Lenny
18 août 1959 Edith 18 août 2007 Dean
1er octobre 1961 Francès
1958 Inès *

Légende :   Tempêtes    Ouragans

* 800 cases détruites à Marie-Galante    ** Gros dégâts sur la Côte-sous-le-vent

Quelques images de dégâts cycloniques dans le monde...

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Pointe-à-Pitre ouragan de 1928

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Guadeloupe ouragan Hugo

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Si souvent constaté !

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Ouragan Hugo Puerto Rico

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Cyclone Katrina

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Après Ouragan Dean 2007

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Dégats ouragan Mathieu

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Pauvre école ravagée
Partout, quelques soient les pays, la nature rend les hommes impuissants et ils ne ne peuvent que fuir ou se terrer

Moyens d’investigation en direct

La chasse aux ouragans a commencé sur un défi, au milieu de la deuxième guerre mondiale, quand le Lieutenant Colonel Duckworth eut l’audace de pénétrer pour la première fois l’œil d’un ouragan avec son avion d’entraînement “AT-6 Texan” le 7 août 1944.
Depuis des missions de reconnaissance sont chargées de recueillir les caractéristiques que météo et radars ne peuvent préciser. Seule la reconnaissance semblant téméraire en direct permet de recueillir des informations majeures sur l’évolution du phénomène.

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Seule la reconnaissance semblant téméraire en direct permet de recueillir des informations majeures sur l’évolution du phénomène

Noms en attente de 2007 à 2016

2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Andrea Arthur Ana Alex Arlen Alberto Andréa Arthur    
Barry Bertha Bill Bonnie Bret Beryl Barry      
Chantal Cristobal Claudette Colin Cindy Chris Chantal      
Dean Dolly Danny Danielle Don Debby Dorian      
Erin Edouard Erika Earl Emily Ernesto Erin      
Felix Fay Fred Fiona Franklin Florence Fernand      
Gabrielle Gustav Grace Gaston Gert Gordon Gabrelle      
Humberto Hanna Henri Hermine Harvey Hélène Humberto      
Ingrid Ike Ida Igor Irène Isaac Ingrid      
Jerry Josephine Joaquin Julia José Joyce Jerry      
Karen Kyle Kate Karl Katia Kirk Karen      
Lorenzo Laura Larry Lisa Lee Leslie Lorenzo      
Melissa Marco Mindy Matthew Marie Michael Melissa      
Noel Nanna Nicholas Nicole Nate Nadine Nestor      
Olga Omar Odette Otto Ophelia Oscar Olga      
Pablo Paloma Peter Paula Philippe Patty Pablo      
Rebekah Rene Rose Richard Rina Rafael Rebekha      
Sebastien Sally Sam Shary Sean Sandy Sebastien      
Tanya Teddy Teresa Thomas Tammy Tony Tanya      
Van Vicky Victor Virginie Vince Valerie Van      
Wendy Wilfried Wanda Walter Whitney William Wendy      

Ouragans formés au 1er décembre 2012


Noms de cyclones qui ont été retirés afin d’éviter les confusions et ne pas réveiller les mauvais souvenirs...

Agnes 1972, Alicia 1983, Allen 1980, Andrew 1992, Anita 1977, Audrey 1957
Betsy 1965, Beulah 1967, Bob 1991. Cleo 1964, Connie 1955
Camille 1969, Carla 1961, Carmen 1974, Carol 1965, Celia 1970, Cesar 1996
David 1979, Diana 1990, Diane 1955, Donna 1960, Dora 1964
Edna 1968, Elena 1985, Eloise 1975
Fifi 1974, Flora 1963, Fran 1996, Frederic 1979
Gilbert 1988, Gloria 1985, Gracie 1959
Hattie 1961, Hazel 1954, Hilda 1964, Hortense 1996, Hugo 1989
Inez 1966, Ione 1955. Janet 1955, Joan 1988. Klaus 1990
Luis 1995. Roxanne 1995. Marilyn 1995. Opal 1995

Par exemple : les prévisions pour l’année 2008 et le bilan final


Décembre 2007 Avril 2008 Juin 2008 Août 2008 Décembre 2008
Prévisions Prévisions Prévisions Prévisions Constatés
Tempêtes 13 15 15 17 16
Journée de tempête 60 80 80 90 87
Ouragans 7 8 8 9 8
Journées d’ouragan 30 40 40 45 30
Ouragan majeur 3 4 4 5 5

Bilan : Le tableau ci-dessus montre que les prévisions se sont avérées assez précises cette saison.

Plan d’alerte et consignes. Directives officielles.


Ancienne appellation Nouveau plan d’alerte GUADELOUPE Nouveau plan d’alerte MARTINIQUE
Mise en garde administrative Vigilance Mise en garde administrative
Alerte numéro 1 Préalerte Préalerte
Alerte numéro 2 Alerte Alerte
Alerte numéro 2 renforcée Confinement Confirmation du passage
. Phase des secours Phase des secours
Alerte numéro 3 Fin d’alerte Fin d’alerte


Nouvelles consignes d’alerte applicables pour les Antilles Françaises à partir de la saison cyclonique 1999.

Depuis le mois d’avril 1999 le plan d’alerte cyclone des départements de la Guadeloupe et de la Martinique a été modifié par les services préfectoraux. Ces modifications concernent essentiellement le changement de dénomination des différentes phases d’alerte. Il est à noter que certaines différences existeront dorénavant entre les plans d’alerte des deux iles.


Le tableau ci-dessus présente la correspondance entre l’ancien et le nouveau système.

La phase de “Mise en garde administrative” qui n’est pas diffusée au public se nomme désormais “Vigilance” pour la Guadeloupe et sera maintenant diffusée à tout le public pour ce département. Elle est déclenchée entre 48 et 72 heures avant le passage probable du cyclone lorsque celui-ci se trouve encore à une distance de 1000 à 1500 Km des côtes. A ce stade, cette phase de Vigilance n’induit pas de réaction particulière sinon de se tenir informé des bulletins météo.
La phase “Alerte numéro 1” se nomme désormais “Pré-Alerte”. Elle est déclenchée entre 24 et 36 heures avant l’arrivée des vents de force tempête (63 Km/h). La population doit se préparer (derniers achats, préparation des habitations).
La phase “alerte numéro 2” se nomme désormais “Alerte”. Elle est déclenchée entre 6 et 8 heures avant les vents forts. Elle implique la cessation de toute activité professionnelle, commerciale et scolaire. La population doit rejoindre les logements ou les abris. La phase “alerte numéro 2 renforcée” se nomme désormais “Confinement” pour la Guadeloupe et “Confirmation du passage” pour la Martinique. Elle est déclenchée au moment ou les effets du cyclone commencent à se faire sentir. La population doit rester à l’intérieur des maisons et des abris. Toute circulation est interdite.


Dès le déclenchement de la phase de VIGILANCE pour la Guadeloupe

La population doit se tenir informée des bulletins météorologiques diffusés par les médias. Pas d'autre action à entreprendre à ce stade.


Dès le déclenchement de la PRE - ALERTE

Consolidez, éventuellement, les portes et fenêtres : panneaux en bois cloués s’il n’y a pas de volets ; renforcez, en les attachant, les crochets et les crémones.
Haubanez les cases légères et les auvents : corde ou câble, blocs de pierre, pieux etc.
Dans les maisons non fixées au sol (cases ou caravanes), qui devront être impérativement évacuées en cas de confirmation de la menace, disposez sur le plancher des objets lourds (blocs de pierre) pour augmenter l’adhérence.
Protégez les baies vitrées à l’aide de feuilles de contre-plaqué (5 mm) placées à l’extérieur ou, à défaut, placez sur les deux faces, en diagonale et en médiane, des bandés de papier collant (bande large) qui augmenteront la résistance des baies et surtout éviteront les projections de bris de verre en cas d’impact d’objets emportés par le vent.
Enlevez autour de la maison tous les objets susceptibles d’être emportés par le vent et de devenir autant de projectiles.
Organisez (si cela n’est pas déjà fait) votre survie par le stockage de nourritures et de matériels divers (cf. consignes précédentes à suivre avant la saison cyclonique).
Démontez les antennes de télévision et les antennes radio.
Faites le plein de carburant du véhicule. évitez toutefois d’entreprendre de longs déplacements.
Débranchez le système de remplissage de la citerne d’eau pluviale et protégez le réservoir le cas échéant.
Mettez les documents personnels (papiers d’identité, carnet de vaccination, carte de groupe sanguin, notamment) à l’abri, hors d’atteinte de l’eau, ainsi que les aliments, la trousse à pharmacie et autres biens.
Rentrez à l’abri les animaux (chiens, chats, volailles et cheptel).
Restez à l’écoute des émissions d’informations diffusées par les chaines de télévision et de radio (RFO et RCI).

Consignes particulières destinées aux marins pêcheurs
Suivre les informations mises en place par les capitaineries et les municipalités.
Mettre à l’abri tous les matériels de pêche.
Rester à l’écoute des fréquences d’urgence, afin de rallier la terre en cas de confirmation de la menace.

Consignes particulières aux commerçants et entreprises
Placer les denrées périssables et de valeur hors d’atteinte de l’eau. Démonter les installations aériennes, échafaudages, etc. Mettre les grues en girouette sur les chantiers. NB : l’activité économique et sociale continue normalement, certains organismes ou services, tels que les établissements scolaires peuvent être amenées à cesser leur activité sur ordre de leur hiérarchie, informée par la préfecture.


Dès le déclenchement de l’ALERTE : Phase de CONFINEMENT.

Regagnez votre domicile et regroupez autant que possible l’ensemble des membres de la famille. Si le domicile n’est pas une construction solide ou s’il est situé dans une zone menacée par la marée de tempête ou une inondation, gagnez un abri sûr, signalé par les services municipaux, les centres de secours des sapeurs-pompiers, la Police nationale ou la gendarmerie nationale.
En cas d’ébergement dans un des abris sûrs de la commune, au lieu du domicile, faites connaître ce choix aux voisins ou à la famille et s’y tenir.
Débranchez les antennes de télévision.
Restez à l’écoute des émissions de radio RFO - RCI ou autres...


Consignes sur le plan alimentaire :

Ne consommez jamais l’eau de la citerne, ni l’eau du réseau de distribution - des informations seront diffusées par la radio et la télévision - en attendant, utilisez l’eau minérale potable mise en réserve.
En cas d’urgence et si vous ne disposez pas d’eau minérale en bouteille, deux solutions vous sont offertes :

  1. Faire bouillir l’eau pendant 10 minutes puis la ‘‘battre’’ pour la ré oxygéner.
  2. Ajouter trois gouttes d’eau de Javel reconstituée par litre d’eau que vous aurez filtrée au préalable, agiter et laisser reposer au moins 30 minutes.

En cas de coupure prolongée d’énergie électrique, ne consommez pas les aliments restés trop longtemps au réfrigérateur ou au congélateur.

Source météo-France et Préfecture de la Guadeloupe.

Leur petite cousine la Tornade... conditions de formation.

Plus localisées mais tout aussi dangereuses !

Les tornades se forment quand l’air chaud des basses altitudes rencontre l’air froid des hautes altitudes. Un cumulo-nimbus se forme jusqu’à une très haute altitude et crée un violant orage. Le plus souvent la tornade apparaît à la périphérie de cet orage, aspirant assez d’air chaud pour engendrer le mouvement giratoire qui les amorce.
Au fur et à mesure des vents chauds et humides sont attirés par la dépression, ce qui génère un mouvement vrillé au sein du nuage orageux, tourbillonnent de plus en plus vite. La colonne centrale accélère sa rotation et atteint le sol en créant une tornade.

Tous, mythiques et impressionnants.
Il faut en avoir vu une venir vers vous pour savoir ce que l’on ressent dans ces circonstances...
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Rendons-nous d’abord à la Soufrière...

Avant de nous plonger dans une plus grande connaissance de notre Soufrière ainsi que des autres volcans Soufrière des Petites Antilles, prenons une fois encore ou pour la première fois du plaisir dans une balade sur les flancs de la vieille Dame (!) pour y retrouver le charme de ce lieu à la fois si différent des autres découvertes en Guadeloupe.
Le piton Dolomieu, l’éboulement Faujas, la Grande Faille, les cratères sud, les gouffres Tarissan et Dupuis, les vestiges des jardins Lherminier et bien d’autres et le panorama à 360° vous tiendront en haleine...
Le paysage peut paraitre quelquefois un peu inquiétant. Y contribue, l’atmosphère qui s’en dégage quand les nuages enveloppent son cône sillonné de failles et de ravinements, quand les vapeurs soufrées nous rappellent l’activité cachée incessante ou qu’ une fine pluie froide ruisselant sur des troncs rabougris par les vapeurs acides, transperce les vêtements des randonneurs imprévoyants... et transis !
On ne se lasse pas de cette force qui se dégage de la masse imposante qui nous surplombe et l’on imagine les réveils puissants et destructeurs qui se sont déroulés en ces lieux durant les décennies, les siècles, les millénaires écoulées… et ce qui se passera encore un jour...

Plaques tectoniques, de la couche supérieure de la croûte et du manteau supérieur de la terre. Les plaques se déplacent d’environ 2 à 12 centimètres par année.
Parfois, une quantité énorme d’énergie s’accumule au sein d’une seule plaque ou entre des plaques avoisinantes.
Si les contraintes accumulées excèdent la résistance des roches formant ces zones cassantes, ces roches sont susceptibles de se désagréger soudainement, libérant de l’énergie emmagasinée sous forme d’un séisme.



La Guadeloupe fait partie du double arc insulaire des Petites Antilles qui résulte de la subduction de la plaque Nord-Amérique sous la plaque Caraïbe, à une vitesse de 2 cm par an environ. Cet enfoncement engendre une sismicité régionale importante menaçant la population et les infrastructures de plusieurs îles (séismes profonds, 33 à 150 km, d’une magnitude maximale possible de 7 à 8).
Elle est aussi à l’origine de la formation d’un chapelet d’îles volcaniques comprenant de nombreux volcans actifs, dont la Soufrière en Guadeloupe, en Basse-Terre. Les mouvements le long de failles affectant la plaque caraïbe sont aussi responsables de séismes de profondeur superficielle moins de 33 km) en général de magnitude 5 à 7 et donc potentiellement très destructeurs.
Ils correspondent à un glissement brutal sur un plan de faille.
Ce glissement relâche l'énergie accumulée sous forme de déformation élastique pendant l'intervalle de temps qui sépare un séisme du suivant. Depuis 1690, la Guadeloupe a subi au moins 11 séismes de magnitude supérieure à 5 et d’une intensité ressentie sur l’échelle internationale qui comporte 12 degrés, dont le séisme le plus meurtrier des Petites Antilles, le 8 février 1843, responsable pour la Guadeloupe d’environ 3000 victimes et de la destruction de Pointe-à-Pitre. Chaque année, l’Observatoire volcanologique enregistre en moyenne 1000 séismes liés à la tectonique régionale, en très grande majorité d’une magnitude inférieure à...

La répartition mondiale des séismes.


Répartition et contour des plaques
 
 

On a repéré les failles dangereuses en étudiant la répartition des séismes destructeurs. Les synthèses de sismicité instrumentale donnent une image exhaustive de la sismicité depuis les années 50, depuis que le réseau sismologique mondial, le W.W.S.S.N (Worldwide Standardized Seismograph Network) permet de localiser et de répertorier Sainte-Claire Deville, présent en Dominique au moment du séisme.
Ce 8 février, entre 10h30 et 11h00 du matin (heures locales), une forte secousse est ressentie sur toutes les îles des Petites Antilles. Les secousses les plus fortes sont ressenties en Guadeloupe et à Antigua. La secousse est aussi perçue très loin aussi bien au sud à Caracas et à Cayenne, qu'au nord des États-Unis. Pointe-à-Pitre est gravement touchée et quasiment détruite par l’incendie qui se déclenche après le séisme. Le rapport officiel fait état de 3 000 victimes.


Le tremblement de terre du 21 novembre 2004

Témoignage...
Un grondement surgit des profondeurs de la Terre, le lit tremble de droite à gauche, la secousse s’amplifie, les poutres craquent, les murs ondulent… le carillon de l’entrée retentit de plus en plus fort dans la maison, comme si une main de forcené s’accrochait à lui, des bris de verres dans la cuisine, des chutes de gamelles… les secondes s’éternisent… impossible de bouger, de se lever du lit, puis un saut hors du lit, sortir de la maison, regarder le ciel, entendre les gens au dehors choqués eux aussi, les chiens qui hurlent, les bœufs et les cabris qui gémissent… puis c’est le silence…, soudain plus aucun bruit, le temps semble arrêté, il n’y a plus de courant, puis vient la réplique quelques minutes plus tard, un grondement lointain suivit d’une secousse brusque… le courant revient, l’horloge clignote, elle est restée bloquée sur 7h41.


Le tremblement de terre du 8 février 1943

C’est le plus important ressenti en Guadeloupe depuis 1897. L’épicentre du séisme (point de la surface terrestre situé à l’aplomb du foyer sismique) a été localisé entre l’île de la Dominique et les îles des Saintes, au sud de Basse-Terre, à environ 15.47°N de latitude, -61.28°O de longitude (données communiquées par le réseau sismique des Antilles - observatoire de Houëlmont.
La première secousse était de 6.3 sur l’échelle de Richter, d’autres moindres ont été ressenties, dont une de magnitude 4 vers 15 h…
Des répliques il y en aura eu plus de 1.150 d’après les sismographes de l’Observatoire volcanologique de la Guadeloupe. De très fortes pluies viennent s’ajouter à cela jusqu’en fin de journée, des routes sont coupées, le temps paraît déréglé.
Des observations rapportent l’existence d’un petit raz-de-marée associé au séisme, probablement lié à un affaissement local du fond marin. La profondeur du foyer est d’environ 10km, Au plan humain, on déplore le décès d’une enfant ainsi qu’une vingtaine de blessés.
Pour ce qui est des dommages aux infrastructures, des axes routiers ont coupés en raison d’éboulements.
A Gourbeyre et Saint-Claude 3 ponts ont du faire l’objet d’une expertise, les risques de glissements de terrain restant importants.

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L'église de Terre-de-Bas

En ce qui concerne le réseau d’eau potable, de nombreuses réparations ont du être effectuées. Cependant l’eau fut impropre à la consommation dans plusieurs communes (Gourbeyre, Deshaies, et Vieux-Habitants). La commune de Pointe Noire demeura privée d’eau potable un peu plus longtemps.

S’agissant des biens privés, une quinzaine de maisons a été détruite et de nombreuses habitations fissurées à Terre-de-Bas. Une partie de la population a été relogée dans un collège et sous des tentes.
A Terre-de-Haut, une centaine de maisons ont été lézardée, certaines inondées.
Tous leurs occupants ont été pris en charge. En Guadeloupe continentale, les communes de Gourbeyre, Capesterre-Belle-Eau, Saint-Claude et Trois Rivières ont été les plus touchées. A Terre-de-Haut, 7000 l d’eau, 200 couvertures ainsi que du matériel de couchage et des vêtements ont été distribués par la Croix Rouge.
A Terre-de-Bas, 500 lits, 1500 pains, 3000 l d’eau ont été distribués.



Les établissements scolaires ainsi que les universités ont été fermés toute la journée du mardi 23 novembre.
Deux jours après le choc principal, l’observatoire du Houëlmont avait enregistré plus de 500 répliques dont l’une de magnitude voisine de 5.4. D’autres répliques, en principe de taille décroissante, et en nombre décroissant, devaient se succéder dans les jours et les semaines qui suivirent.

A la suite du séisme de magnitude 6.3 survenu le dimanche 21 novembre à 11h 41:08 (temps universel) dans l’arc des petites Antilles entre les îles de la Guadeloupe et la Dominique, l’Institut de physique du globe de Paris en concertation avec l’Institut national des sciences de l’Univers (CNRS) envoie une mission scientifique d’intervention sur place pour un suivi et une analyse des répliques post-sismiques.


Observatoire Volcanologique et Sismologique de Guadeloupe

(voir aussi onglet volcans)   e-mail : beauducel@ovsg.univ-ag.fr

Sa mission

Maintenir un réseau instrumental de surveillance sur tout l’archipel pour mieux comprendre le fonctionnement de la Soufrière, détecter un changement de comportement et en évaluer le potentiel éruptif afin d’avertir les autorités responsables. Avertir les autorités des caractéristiques d’un séisme ayant potentiellement provoqué des dégâts, contribuer aux études à long terme et à la géodynamique des Petites Antilles.


La propriété “Parnasse”, sur les hauteurs de Saint-Claude, presqu’au pied de la Soufrière, est vendue en 1950 à l’Institut de Physique du Globe de Paris. Les spécialistes y installent deux sismographes. En 1952, une cave sismique est creusée avec l’installation par la suite, de sismographes électromagnétiques, en 1956 ! La même année, une éruption phréatique s’est déclarée à la Soufrière. En 1964, une complète rénovation des bâtiments est entreprise.
De là, a été mise en place un exceptionnel réseau sismique ! Toutes les stations étaient interconnectées par câbles jusqu’à l’observatoire! Dès 1975, les stations furent reliées par télétransmission. L’éruption de 1976, avait été détectée en avance grâce à ces innovations techniques !


Institut de Physique du Globe de Paris B.r.g.m
Université des Antilles et de la Guyane

Le Centre de Données Sismologiques des Antilles (CDSA) a pour mission le traitement et la mise disposition au public d’informations techniques et scientifique concernant l’activité sismique dans l’archipel des Petites Antilles. C’est une collaboration entre l’Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP), le BRGM et l’Université des Antilles et de la Guyane.
Objectif : faire progresser la connaissance de la tectonique de l’arc antillais. Le site héberge une série d’appareils et d’ordinateurs qui vont permettre de centraliser toutes les données sismologiques de la région. Une équipe de scientifiques, ingénieur du BRGM et spécialistes de l’IGPN, sont chargés d’analyser ces données qui seront mises à dispositions des chercheurs, notamment de l’UAG. Il s’agit de mieux comprendre les phénomènes sismiques qui touchent les Antilles.
Les données serviront aussi à faire progresser les connaissances dans le domaine de l’ingénierie parasismique ou encore à améliorer l’information préventive.
En outre, le CDSA est un outil exemplaire en matière de coopération entre organismes de recherche. Il a été en partie financé par l’Europe.


Se préparer à un tremblement de terre

Informez-vous et apprenez aux membres de votre famille quoi faire chez vous ou à l’école en cas de séisme. Convenez avec eux d’un lieu de rassemblement au cas où des membres de votre famille seraient séparés à la suite du séisme. Ayez votre trousse d’urgence prête. Prévoyez aussi des chandelles et des allumettes. Déplacez les objets lourds au bas des étagères pour éviter qu’ils tombent sur quelqu’un. Si votre domicile est équipé d’appareils au gaz naturel ou reliés à un réservoir de propane extérieur, assurez-vous que tout est solidement arrimé et que les conduites ne peuvent se briser.

Si vous êtes à l’intérieur
Restez-y. Ne vous précipitez pas dehors.
Abritez-vous sous une table, un bureau ou un autre meuble solide et agrippez-vous-y.
Si vous êtes dans un couloir, mettez-vous en position accroupie le long d’un mur intérieur.
Ne vous tenez pas dans l’embrasure d’une porte. Celle-ci pourrait se rabattre sur vous et vous blesser.
Protégez votre tête et votre visage.
Éloignez-vous des fenêtres, des cloisons de verre, des miroirs, des foyers, des bibliothèques, des meubles en hauteur, des appareils d’éclairage.

Si vous êtes à l’extérieur
Restez-y. Essayez de vous diriger vers un endroit sûr, loin des fenêtres, des immeubles, des fils électriques ou des poteaux de téléphone.


Et les tsunamis ?

Un tsunami est une onde solitaire qui transporte une énorme énergie et se propage à grande vitesse sur de très grandes distances.
La catastrophe qui a touché l’Asie le 25 décembre 2004 a été provoquée par le plus violent séisme enregistré dans le monde depuis 40 ans. Ce Tsunami a été ressenti jusque sur les côtes d’Afrique de l’est à plus de 6 000 km et a couvert plus de 2 200 km en trois heures.
Un tsunami est constitué par le déplacement rapide et d’une hauteur variable d’une importante masse d’eau, mise en mouvement par le déclenchement d’un séisme. Il se propage à partir du lieu de la secousse, traversant l’océan à une vitesse qui peut atteindre 800 km/h. Les vagues abordent les côtes à une vitesse de 30 à 40 km/h.
Au large, les tsunamis font rarement plus de 1 m de haut mais, en approchant des côtes, leur amplitude augmente :
le mur d’eau peut s’élever jusqu’à 30 m de haut.

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Pays frappés par le tsunami

La méga-secousse tellurique de Sumatra, plus les raz-de-marée géants qui ont frappé, le 26 décembre 2004, les côtes de l’océan Indien ont provoqué l’une des catastrophes les plus colossales de l’histoire. La tragédie humaine – 150 000 morts, 500 000 blessés, plus de 5 millions de personnes déplacées atteint une ampleur rarement connue. S’ajoute à cela le caractère international du désastre : huit pays asiatiques et cinq pays africains ont été frappés le même jour par le cataclysme. Et environ 10 000 ressortissants de quelque 45 autres pays du monde sont morts ou portés disparus dont plus de 2000 Suédois, 1000 Allemands, 700 Italiens, 500 Autrichiens, 200 Français, 200 Néo-zélandais, mais aussi des Mexicains, des Colombiens, des Brésiliens... La présence d’Occidentaux et le nombre élevé de victimes parmi eux ont contribué au retentissement planétaire de la catastrophe survenue en pleine période des fêtes de fin d’année. Cela a également entraîné une couverture médiatique de dimension exceptionnelle. On a récemment découvert que des méga-tsunamis pouvaient se produire. Beaucoup plus rares que les tsunamis, ils engendrent des vagues encor plus hautes et donc plus destructrices.

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Le tsunami de 2004

Pas plus qu’un séisme, un tsunami ne peut être évité. Par contre, des systèmes de surveillance peuvent prévenir la population qu’un tsunami est en route.
Dans le bassin pacifique, un système avertisseur à l’échelle de l’océan a été mis en place en 1948. Basé à Hawaii, il reçoit des informations sur les séismes qui surviennent au bord de l’océan Pacifique. Il émet des alertes quand il détecte un ou plusieurs tsunamis.
Grâce aux satellites, l’alerte peut être donnée plusieurs heures à l’avance et les zones côtières évacuées.
Malheureusement, ce système de surveillance fait cruellement défaut pour l’océan indien.
Les géophysiciens s’attendent à une catastrophe majeure dans les prochaines décennies. Cette catastrophe devrait se produire à partir de la grande île de l’archipel de Hawaii, en plein milieu de l’océan Pacifique.
L’un des flancs du volcan Kilauea Iki devrait alors se détacher pour glisser dans l’océan. Cette masse représente un volume de 150 km3, la gigantesque masse d’eau de volume équivalent devrait alors frapper les côtes de Californie mais également ravager l’Alaska, le Chili, le Japon, la Chine ou encore Tahiti.
Il y a près de 1 500 ans, l’éruption du Santorin a provoqué des tsunamis de 50 m de haut qui ont détruit la civilisation minoenne.
Aucune cote n’en est à l’abri. En 1979, une vague de 3 m a atteint Nice.
Ce sont bien sûr les régions les plus exposées à l’activité sismique qui sont les plus menacées par un éventuel tsunami.
Citons notamment le Maghreb et l’Espagne, plus particulièrement l’Andalousie. L’effondrement dans la mer des Caraïbes d’un pan du cône volcan de Montserrat en éruption a laissé craindre un mini tsunami sur les cotes nord de Guadeloupe et des autres îles proches.